Il y a des endroits où l’on pourrait facilement rester quelques jours de plus. Ubud en fait clairement partie.
Notre séjour continue tranquillement, entre balades dans les petites ruelles qui entourent l’Art Market, découvertes au hasard des rues et pauses bien méritées au bord de la piscine.
Et puis vient le soir.
Lorsque la lumière commence à tomber, Ubud change complètement d’ambiance. Les restaurants s’illuminent, le bambou et le teck prennent des teintes chaudes, la musique se fait plus douce et la ville invite naturellement à ralentir.
On commence à avoir nos petites habitudes.
Les enfants, eux, ont déjà trouvé la leur : aller chercher leur petit pot de glace chez Circle K ...
Les plaisirs simples du voyage.
Une soirée au rythme des danses balinaises
Ce soir-là, direction le Palais d’Ubud pour assister à un spectacle de danse traditionnelle balinaise : le Legong.
Et très rapidement, quelque chose nous fascine.
Bien sûr, il y a les costumes, la musique et le décor. Mais ce qui attire surtout notre attention, ce sont les mouvements des danseuses.
Les mains se plient et se déplacent avec une précision incroyable. Les doigts prolongent chaque mouvement. Et surtout, les yeux semblent danser eux aussi.
Tout est contrôlé, précis, presque hypnotique.
Le Legong est une danse classique balinaise caractérisée notamment par une gestuelle très codifiée, des mouvements complexes des doigts et des expressions du visage particulièrement importantes.
Les enfants accrochent eux aussi au spectacle et, à la fin, ont même l'occasion d'essayer certains des instruments traditionnels.
Un de ces moments où le voyage devient autre chose qu'une succession de beaux paysages.
On découvre une culture.
Et clairement, assister à un spectacle de danse traditionnelle fait partie des expériences que nous conseillerions lors d'un passage à Ubud.
Dernière journée à Ubud : ralentir avant de repartir
Pour notre dernière journée, changement complet de rythme.
Anaïs décide de s'offrir une séance de yoga à Ubud Yoga House.
Nichée à l'écart de l'agitation du centre, l'adresse propose des cours en petits groupes dans un environnement ouvert sur les rizières et la végétation. Le studio se trouve à environ 10 à 15 minutes à pied de la route principale et est accessible à pied ou en scooter.
Une vraie parenthèse.
Et apparemment une très bonne : elle revient enchantée.
Ubud Yoga House : informations pratiques
Pour ceux qui voudraient tester l'expérience aujourd'hui, les tarifs actuellement affichés sont :
Cours à l'unité : 185 000 IDR
3 cours : 495 000 IDR
5 cours : 775 000 IDR
10 cours : 1 450 000 IDR
Les tapis et accessoires sont inclus. Les cours réguliers durent généralement 1 h 30 et le studio précise qu'il n'est pas possible de réserver à l'avance : les places sont attribuées selon l'ordre d'arrivée.
Après le yoga, on poursuit cette journée placée sous le signe de la détente avec… un massage des pieds.
Et surprise : Martin adore.
Premier massage de sa vie et visiblement déjà convaincu par le concept. Il rigole avec la masseuse pendant que nous profitons nous aussi du moment.
Une journée calme.
Parce que la suivante va commencer très, très tôt.
Mont Batur : réveil à 2 h 45 !
2 h 45.
Le réveil sonne.
Autant dire qu'à cette heure-là, personne n'est vraiment certain que regarder un lever de soleil soit une idée brillante.
À 3 h, nous sommes pourtant partis.
Direction le Mont Batur, l'un des volcans les plus connus de Bali.
Situé dans la région de Kintamani, le Batur culmine à 1 711 mètres et reste un volcan actif. Le Smithsonian Global Volcanism Program situe sa dernière éruption connue en 2000.
Une heure de route en jeep dans la fraîcheur de la nuit, puis nous montons jusqu'au point d'observation.
Et là…
On comprend pourquoi on s'est levés à 2 h 45.
Un lever de soleil au-dessus des volcans
Progressivement, le ciel commence à changer.
Le noir laisse place au bleu, puis à l'orange.
Les reliefs apparaissent.
Et finalement, le soleil se lève au-dessus de cet immense paysage volcanique.
Pendant quelques instants, tout le monde regarde simplement.
Pas besoin de parler.
Voir le jour se lever depuis les hauteurs du Batur fait partie de ces expériences qui restent longtemps en mémoire.
Et avec des enfants, le réveil pique sérieusement… mais le souvenir en vaut largement la peine.
Black Lava : sur les traces du volcan
Après le lever du soleil, nous reprenons la jeep en direction des paysages de Black Lava.
Le décor change complètement.
Place à une immense étendue sombre, minérale et accidentée.
C'est ici qu'on prend réellement conscience que le Batur n'est pas simplement une jolie montagne.
C'est un volcan.
Le massif se situe au cœur du Batur UNESCO Global Geopark, premier géoparc mondial UNESCO d'Indonésie. L'UNESCO souligne notamment ses deux caldeiras, son lac volcanique et son activité géologique exceptionnelle. Le Batur a connu au moins 22 éruptions entre 1804 et 2000.
Marcher au milieu de ce paysage noir est assez impressionnant.
D'un côté, la végétation tropicale de Bali.
De l'autre, cette terre volcanique presque lunaire.
💡 Combien coûte une excursion au Mont Batur ?
Les tarifs varient énormément selon le type d'excursion et surtout selon que le transfert depuis votre hôtel est compris.
En 2026, une excursion Sunrise Jeep réservée directement auprès d'opérateurs locaux se trouve autour de 375 000 à 550 000 IDR par personne selon la formule. Certains opérateurs proposent par exemple une formule à 375 000 IDR comprenant jeep, entrée, chauffeur-guide et petit-déjeuner.
Avec transport privé depuis Ubud, les prix augmentent : on trouve par exemple environ 450 000 IDR par personne pour 3 à 4 personnes, ou 650 000 IDR par personne pour deux, transfert et petit-déjeuner compris.
👉 Conseil JUMAA : comparez bien ce qui est inclus. Deux excursions portant pratiquement le même nom peuvent avoir des prix très différents selon le transfert, le petit-déjeuner, les entrées et le caractère privé ou partagé de la jeep.
Hot Springs : se baigner face au lac Batur
Après cette matinée volcanique, changement radical d'ambiance.
Direction les Hot Springs.
Et après un réveil avant 3 h du matin, difficile d'imaginer meilleur programme.
Les sources géothermales sont l'une des particularités de la caldeira du Batur. L'UNESCO mentionne d'ailleurs explicitement les sources chaudes géothermiques situées autour du lac parmi les caractéristiques du géoparc.
Nous nous installons dans une eau à environ 35 °C.
Autour de nous : les montagnes et le lac.
Après l'aventure matinale, le contraste est parfait.
Plus personne n'a vraiment envie de bouger.
Sur la route de Munduk : thé, café et kopi luwak
Il faut pourtant reprendre la route.
Notre prochaine étape se trouve plus au nord : Munduk.
Sur le chemin, nous nous arrêtons dans une plantation de thé et de café.
Nous ne sommes pas particulièrement de grands amateurs de café, mais découvrir les plantes et les différentes méthodes de production est intéressant.
Avocat, vanille, gingembre, hortensias…
La végétation est partout.
On nous propose également une dégustation d'une dizaine de thés et cafés différents.
Et puis arrive forcément celui dont tout le monde parle à Bali :
le kopi luwak.
J'en goûte une tasse.
Mais au fait, c'est quoi le kopi luwak ?
Le principe est assez particulier.
La civette asiatique mange les cerises du caféier. La pulpe est digérée tandis que les graines traversent son système digestif avant d'être récupérées dans ses excréments, nettoyées puis transformées en café.
Oui.
Dit comme ça, cela donne tout de suite une autre dimension à la dégustation.
Mais il y a aujourd'hui un point important à connaître avant de tenter l'expérience.
⚠️ Kopi luwak : attention au bien-être animal
Traditionnellement, les grains étaient récupérés dans les déjections de civettes vivant à l'état sauvage.
Avec le succès touristique du kopi luwak, certaines productions ont commencé à maintenir des civettes sauvages en captivité.
Une étude scientifique menée dans 16 plantations touristiques de Bali et portant sur 48 civettes a mis en évidence des problèmes de bien-être animal liés à cette production en cage.
Si nous devions refaire l'expérience aujourd'hui, nous vérifierions donc clairement l'origine du café et privilégierions une production issue de grains collectés auprès de civettes sauvages, ou tout simplement une plantation de café traditionnelle.
C'est aussi ça le voyage : découvrir, puis parfois regarder certaines expériences différemment avec le recul.
Munduk : retour au calme
Quelques kilomètres plus tard, nous arrivons enfin à Munduk.
Et le changement d'ambiance est immédiat.
Après l'effervescence d'Ubud et notre réveil nocturne pour le Mont Batur, nous allons rester ici quatre jours.
Au programme :
rizières, cascades, nature et repos.
Enfin… « repos » reste un concept relativement théorique lorsqu'on voyage avec les loulous.
Mais ici, entourés de végétation et loin de l'agitation du sud de Bali, on sent déjà que le rythme va ralentir.
On pose les sacs.
On souffle.
Et on profite.
La suite de l'aventure peut attendre quelques jours.
Bienvenue à Munduk.
Carnet pratique JUMAA
Pour préparer cette partie d'un voyage à Bali, voici les informations que je retiendrais aujourd'hui :
| Expérience | Informations / prix indicatifs 2026 |
|---|---|
| Yoga à Ubud Yoga House | 185 000 IDR le cours à l'unité |
| Sunrise Jeep – Mont Batur | Environ 375 000–550 000 IDR/pers. pour plusieurs offres locales ; transfert depuis Ubud souvent en supplément |
| Départ pour le Batur | Très tôt : les départs/prises en charge se font généralement entre ~2 h 30 et 4 h selon le lieu |
| À prévoir au Batur | Veste et chaussures : les matinées peuvent être fraîches à Kintamani |
| Kopi luwak | Vérifier impérativement les conditions de production et éviter les établissements maintenant les civettes en cage |
Les prix sont ceux constatés lors de notre vérification en août 2026 et peuvent évoluer. Pour les excursions, vérifiez toujours précisément les inclusions avant de réserver.